22/01/2008 - Mustangs

Les mustangs doivent leur renommée aux Indiens des plaines qui en firent des montures mythiques, symboles de liberté et de puissance. Après les bisons, les mustangs furent à leur tour exterminés pour obliger les Indiens à abandonner leur vie de nomade et à rejoindre les réserves. De riches éleveurs engagèrent des mustangers pour capturer ces chevaux sauvages qui furent dressés et vendus à des fermiers, ou destinés aux marchés à bestiaux.
Après la seconde guerre mondiale, sous la pression des éleveurs, des moyens considérables furent mis en oeuvre pour achever les derniers troupeaux sauvages. Des hélicoptères, des véhicules tous terrain les pourchassaient, déversant sur les troupeaux affolés des pluies de mitrailles.
Heureusement pour ces malheureux chevaux, accusés d'être la source de tous les maux du colon, au même titre que l'Indien, une petite coalition d'amoureux du mustang se dressa.
On leur doit aujourd'hui d'avoir sauveguardé les derniers représentants vivant de ce que fut l'Ouest sauvage.

|
|
Commentaires (2) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
22/01/2008 - Cheval fou…
J’ai connu autrefois un monde merveilleux…
La nature indomptable, que l’on refusait de dompter
Les nuages enchanteurs, que l’on voyait défiler aux cieux
Et le temps incertain, que l’on acceptait sans maugréer
J’ai connu autrefois un lieu merveilleux
Où l’harmonie régnait dans un désordre orchestré par les Dieux,
Des Dieux de toutes sortes que l’on savait loyaux
Et qui ne nous asservissaient pas d’impossibles idéaux
J’ai connu autrefois un lieu merveilleux…
Les montagnes étaient hautes, si hautes… mais jamais infranchissables
Les rivières charriaient dans leur lit notre réserve d’eau potable
Et soulageaient nos pieds fatigués sur les sentiers rocailleux
Elles étaient parfois profondes ces rivières qui jaillissaient
En torrents sauvages et limpides, dans lesquels on se désaltérait
Elles étaient profondes, si profondes… mais jamais on ne s’y noyait
Elles exprimaient leurs murmures fougueux, à nos oreilles qui les écoutaient
J’ai connu autrefois un lieu merveilleux
Les oiseaux gazouillaient fièrement parmi les feuilles qui bruissaient
Agitées par mille vents célestes qui nous rafraîchissaient
Comme autant de soupirs divins qui nous rendaient heureux
J’ai connu autrefois un lieu merveilleux
Où le soleil réchauffait nos esprits et nos cœurs
Nous rendant le sens de l’immensité de la richesse intérieure
Nous éclairant sur les chemins parfois longs de nos jours heureux
J’ai connu autrefois un monde merveilleux
Qui ne demandait rien, sauf notre respect, pour éviter son courroux,
Qui ne demandait rien, à nous, qui donnions tout
J’ai connu, autrefois… un monde… merveilleux…
Un monde que vous n’avez pas compris…
Un monde à jamais anéanti, détruit…
Insensibles aux cris de douleur qui montaient de votre mère la Terre
Quand, sans regret, elle fut massacrée, toute entière…
Et nous avec, et nous aussi… et moi aussi…
Un homme, c’est si petit…
Kwenda kwaswa

|
|
Commentaires (1) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
1/11/2007 - Légende des couleurs d'automne
Durant le mois des feuilles qui tombent, l'arbre qui donne le sucre devient couleurde sang.
Nos ancêtres racontaient que, autrefois, les hommes et les animaux voyageaient librement entre la Grande Île sur le dos de la Grande Tortue et la Terre d'en Haut, le domaine de la PetiteTortue.
Tous montaient et descendaient par l'arc-en-ciel, le pont de toutes les couleurs.
ici et là, les hommes et les animaux se promenaient et jouaient sans souci.
Afin d'éviter les guerres et les querelles, le Grand Esprit leur avait enlevé la faim et la soif.
Il faisait aussi durer les mois chauds toute l'année de sorte que les hommes n'avaient pas besoin de prendre aux animaux leur robe de fourrure.
Sur l'île de la Grande Tortue ou sur la terre de la Petite Tortue, tout alla bien pendant un nombre incalculable de lunes,jusqu'au moment où Rat, chez qui loge depuis Taoueskare, le mauvais frère, proposa de jouer à qui courrait le plus vite chez les animaux de la forêt.
C'est ainsi que Élan, Cerf, Lièvre, Loup, Cougar et Caribou prirent le départ de la course, mais à la surprise générale, ce fut Lièvre qui se classa au premier rang.
Il faut dire que Renard, pour jouer un vilain tour aux autres, avait fait placer les frères de Lièvre tout au long du parcours.
Le dernier n'eut que quelques sauts à faire pour battre Cerf qui était loin devant ceux qui avait pris le départ.
Dans cette course, Ours était juge et, comme il a la vue basse, il ne put distinguer un frère lièvre d'un autre.
Il proclama donc vainqueur celui qui avait franchi la ligne d'arrivée.
Cerf fut très fâché. Sans dire un mot, il quitta l'assemblée et, sans attendre les autres, il remonta vers la Terre d'en Haut par le pont de toutes les couleurs.
Sa conduite déplut à Ours qui le suivit pour lui faire des remontrances.
Au lieu de s'expliquer avec lui, Cerf hérissa les poils sur son dos et chargea son compagnon tête baissée.
Ours se défendit de son mieux, mais il fut blessé à plusieurs endroits.
Il aurait pu être tué si Loup, qui l 'avait suivi, n'avait pas pris sa part et chassé Cerf.
Poursuivi par Loup, qui est demeuré depuis son plus dangereux ennemi, Cerf se sauva et le sang d'Ours sur ses bois dégoulina sur les feuilles des arbres à sucre.
Depuis, tous les ans, les feuilles prennent la couleur du premier sang versé sur la Terre.
Ainsi l'a ordonné le Grand Esprit afin que les animaux se rappellent comment eux-mêmes mirent fin à la Grande Trêve et afin que les hommes profitent de cette leçon.
Et pour punir Cerf, le Grand Esprit a aussi voulu que, lorsque les feuilles rouges sont tombées depuis deux lunes, Cerf perde aussi ses bois et soit livré sans défense à Loup.

|
|
Commentaires (0) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
6/10/2007 - Trafic londonien




Les fameux bus à étage, peints en rouge, qui grouillent à travers la capitale britannique...
A Londres, depuis 2003 le centre-ville est soumis à un système de péage électronique...
Le programme Congestion Charging impose une taxe de 5 £ à la plupart des véhicules
qui entrent au centre-ville entre 7h et 18h30, du lundi au vendredi.
Plus de 800 caméras sophistiquées, capables de lire les plaques d'immatriculation
et de vérifier dans une banque de données si la taxe a bien été payée,
ont été installées aux entrées et à l'intérieur de la zone.
Le maire de Londres, Ken Livingstone, affirme avoir gagné son pari.
Le trafic automobile a été réduit de 16 % dans le centre,
soit 70 000 véhicules en moins par jour.
Les encombrements, naguère cauchemardesques, sont moins nombreux...
Les courses en taxi sont en hausse de 20 %,
et l'utilisation des transports en commun augmente !
Je suis revenue du British Museum en bus jusqu'à Kensington Road (Hyde Park)
Voilà j'ai photographié des bus et encore des bus... j'adore le rouge !

|
|
Commentaires (0) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
2/10/2007 - Harrods

... situé sur Brompton Road dans le quartier de Knightsbridge.
Fondée en 1849 par Mr Harrod, la boutique est devenue un géant qui vend de tout.

Harrods lui-même a été vendu à l'égyptien Mohammed Al-Fayed,
père du compagnon de Lady Di.

Ce n'est pas un hasard si dans Harrods on peut visiter le mémorial de Lady Di,
ainsi que la bague de fiançailles de la princesse qui a séduit le coeur des Anglais.

La devise de Harrods est "Omnia Ubique omnibus" - "Tout, Partout, Pour tous".
Certains de ses rayons d'épicerie fine (Food Hall) ont une réputation mondiale.

En 2007, Harrods propose de fournir,
en quantité limitée et seulement pour les clients proches,
des fruits et des légumes poussant sur son toit.
L'activité du potager est visible à partir d'une webcam !
Une visite chez Harrods s'imposait même si j'ai trouvé çà complètement délirant...

|
|
Commentaires (0) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
2/10/2007 - Big Ben
Je suis de retour à Paris mais on va dire que je suis encore en vacances...
Parce que j'ai encore un peu la tête vers Big Ben !
Ma première photo en traversant la Tamise,
Zoom sur Big Ben !


"Big Ben" se réfère à la cloche, les Anglais utilisent souvent le terme pour parler de la tour.
Le créateur de Big Ben est Benjamin Hall
Son surnom était Ben, et, comme il était un peu corpulent, on appelait aussi Big.
C'est pour cela que sa grosse horloge porte le nom de Big Ben.
Bien plus qu'une simple horloge, c'est surtout la fierté des Londoniens
Ce que la Tour Eiffel est à Paris, Big Ben l'est à Londres...

|
|
Commentaires (0) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
2/10/2007 - Tower Bridge



... sur la Tamise à Southwark, près de la tour de Londres dont il tire son nom. Au moment de sa construction, Tower Bridge était le plus grand et le plus sophistiqué des ponts basculants jamais construits. Ce pont est célèbre dans le monde entier grâce à son architecture très particulière : il est composé de deux grandes tours, d'une suspension rigide, d'un tablier s'ouvrant au passage des navires les plus hauts et d'une passerelle au sommet.

|
|
Commentaires (0) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
19/09/2007 - Mon "Totem" en expo

Totem - huile sur toile
Exposition du 13 au 25 septembre 2007
Musée de La Poste - Paris (rue de Vaugirard)
Voici quelques photos du Vernissage



Le vernissage s'est bien passé,
On m'a posé des questions...
et j'ai un peu raconté mon inspiration... que vous commencez à connaître !

|
|
Commentaires (1) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
16/08/2007 - Les peintres et la mer

Fête de la mer et de la peinture à Yport

Art et religion pour célébrer la Fête de la mer du 15 aout

Peintres et sculpteurs envahissent les rues et la plage de la cité...
Le petit port de pêche aux pieds des falaises...

Les couleurs de la mer... sur la côte d'Albâtre !

|
|
Commentaires (1) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
10/06/2007 - Gamaway

Un beau soir de pleine lune, au loin dans un village, un vieil Indien
m'a raconté la légende de Gamaway, assis sur le bord d'un feu
je frissonnais à l'entendre parler et quand soudain j'entendis
un cri déchirer le silence de la nuit.
Il y a déjà longtemps quand les Anglais nous fesaient la guerre
vivait dans ce village, la plus belle Amérindienne, elle avait le
regard ancré sur le coeur de Gamaway, que les Anglais en étaient
jaloux, de ne pas pouvoir lui faire la cour, oh ! oh ! la cour.
L'aurore boréale danse encore avec l'étoile du nord, la marée
le soleil, le vent ont le voient comme ont l'entend derrière les sapins
dans les champs résonnent les cris de Gamaway, oh ! Gamaway, Gamaway
Sous la lumière de la pleine lune, les amoureux s'entrelassent, serrés
se font l'amour sur la dune pensant que rien ne peut les arrèter.
Mais aux flambeaux les Anglais qui marchaient sur la grève, fou furieux
jaloux, ils ont battus Gamaway, Gamaway
Et enchainné au pied d'un mat, celui d'un grand voilier, ils l'ont poussé
avec le vent et l'ont mis aux flammes aux flammes Gamaway, Gamaway
L'aurore borèale danse encore avec l'étoile du nord, la marée
le soleil, le vent ont le voient comme ont l'entend, derrière les sapins
dans les champs résonnent les cris de Gamaway, Gamaway
Là-bas dans le village, il parait encore aujourd'hui tous les soirs
de pleine lune résonnent les cris de Gamaway...

|
|
Commentaires (1) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
9/06/2007 - Paroles
L'homme blanc prétend que nous sommes belliqueux, alors que nous sommes pacifiques.
Il nous traite de sauvages, mais c'est lui qui est un sauvage.
Regardez cette coiffure de plumes d'Aigle, il appelle cela un bonnet de guerre.
Bien sûr, nous l'utilisions autrefois pour la guerre, mais la plupart du temps, nous l'arborions pendant nos cérémonies sacrées et pas pour aller au combat.
Chaque plume représente une bonne action, et ma coiffe en compte trente six.
Elles n'appellent pas à la guerre, elles montrent seulement qui nous sommes.
De même l'homme blanc appelle nos chants des chants de guerre, mais il s'agit en fait de prière que nous adressons au Grand Esprit.
Il dit aussi à tort que nos tambours sont des tambours de guerre, alors qu'ils servent uniquement à communiquer avec le Grand Esprit.
Parler de " tambours de guerre " n'a aucun sens pour nous.
Quand il observe comment nos guerriers se peignent le visage, il y voit encore de la peinture de guerre.
En réalité, ils ne se peignent pas pour se battre, mais pour permettre au Grand Esprit de distinguer clairement leurs visages s'ils sont appelés à partir pour un autre monde.
Comment dans ces conditions, pouvons nous parler de paix à l'homme blanc, quand il ne voit partout que la guerre ?
Matthew King Oceti Sakowin Oyate OGLALA (années 1980)

|
|
Commentaires (1) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
9/06/2007 - Poème de Gilles Vigneault

Le poète
Je prendrai dans ma main gauche
Une poignée de mer
Et dans ma main droite
Une poignée de terre
Puis je joindrai mes deux mains
Comme pour une prière
Et de cette poignée de boue
Je lancerai dans le ciel
Une planète nouvelle
Vêtue de quatre saisons
Et pourvue de gravité
Pour retenir la maison
Que j'y rêve d'habiter.
Une ville. Un réverbère.
Un lac. Un poisson rouge.
Un arbre et à peine
Un oiseau.
Car une telle planète
Ne tournera que le temps
De donner à l'Univers
La pesanteur d'un instant

|
|
Commentaires (1) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
8/06/2007 - La légende du sirop d'érable


Certains racontent que les chiens des Amérindiens, par leur comportement, auraient mis la puce à l'oreille de leurs maîtres, une branche s'était cassée et les chiens se bousculaient tout autour pour lécher la sève qui coulait, et c'est ainsi que les Amérindiens eurent l'idée d'y goûter.
Une autre version indique qu'un petit écureuil grimpa le long d'un tronc d'arbre et mordit une branche... et se mit à boire. Un Amérindien au bas de l'arbre le regardait et se demandait pourquoi, puisqu'une source d'eau fraîche coulait tout près. Il imita l'écureuil en faisant une fente de son couteau... quelle surprise ! Jusqu'alors, sa tribu ne trouvait du sucre que dans les fruits sauvages. Et voilà un arbre qui pleure du sucre en larmes de cristal. En plus, il venait de découvrir un remède contre le scorbut dont les siens souffraient souvent au printemps. Tout ça parce qu'il avait regardé et imité un écureuil se désaltérer avec la sève d'un érable...

|
|
Commentaires (1) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
8/06/2007 - Sagesse Lakota

Le Lakota était rempli de compassion et d'amour pour la Nature, et son attachement grandissait avec l'âge.
C'est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des Forces de la Vie.
S'asseoir ou s'allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement.
Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les Mystères de la Vie et se sentaient plus proches de toutes les Forces Vivantes qui les entouraient.
Le vieux Lakota est un Sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la Nature devient dur. Il savait que l'oubli du Respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme.
Aussi maintenait-il les jeunes sous l'influence de la Nature.
STANDING BEAR
Chef OCETI SAKOWIN OYATE LAKOTA


|
|
Commentaires (1) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
7/06/2007 - Paroles de Chef Joseph

"Mon père m'a fait appeler. J'ai vu qu'il allait mourir. J'ai pris sa main dans la mienne. Il m'a dit :"Mon fils, mon corps retourne vers ma mère la terre, et mon esprit va bientôt voir le Chef Grand Esprit. Quand je serai parti, pense à ton pays. Tu es le chef de ce peuple. Ils attendent de toi que tu les guides. Rappelle-toi toujours que ton père n'a jamais vendu son pays. Tu dois te boucher les oreilles chasue fois qu'on te demandera de signer un traité pour vendre ton pays natal. Encore quelques années et les hommes blancs t'encercleront. Ils ont les yeux sur cette terre. N'oublie jamais, mon fils, mes paroles de mourant. Cette terre renferme le corps de ton père. Ne vends jamais les os de ton père et de ta mère.""J'ai pressé la main de mon père et je lui ai dit que je protègerai sa tombe de ma propre vie. Mon père a souri et s'en est allé vers la terre des Esprits.
Je l'ai enterré dans cette belle vallée où l'eau serpente. J'aime cette terre plus que tout le reste au monde. Un homme qui n'aimerait pas la tombe de son père serai pire qu'un animal sauvage."
"Tous les hommes ont été créés par le même Esprit Divin. Nous sommes tous frères. Notre terre est la mère de tous les êtres humains, et tous devraient bénéficier de ses bienfaits de manière égale. Je sais que nous autres, Indiens, devons changer...
Nous voulons seulement avoir les mêmes droits que les autres hommes, nous voulons être comme faisant partie de l'hummanité. Et lorsque l'Indien sera traité par l'homme blanc comme tout autre être humain, alors nous ne connaîtrons plus la guerre. Nous aimerions être les enfants d'une même et seule famille sous un seul et unique ciel entouré du même pays, et nous prions pour que cela advienne.
Traitez tous les hommes pareillement. Donnez-leurs à tous une chance égale de vivre et de croître... Vous pouvez aussi bien attendre des rivières qu'elles coulent à l'envers, qu'exiger de n'importe quel homme libre qu'il soit content d'être enfermé et que la liberté d'aller où bon lui semble lui soit refusée. Si vous attachez un cheval à n piquet, vous attendez-vous à ce qu'il grossisse ? Si vous parquez un Indien dans un coin de terre et que vous l'obligez à rester, il n'y sera pas content et il ne croîtra ni ne prospèrera.
... Rendez-moi ma liberté - liberté de voyager, liberté de m'arrêter, liberté de travailler, liberté de faire du commerce là où je le choisis, liberté de suivre la religion de mes pères, liberté de penser et d'agir pour moi-même - et j'obéirai à chaque loi ou je me soumettrai au châtiment."

|
|
Commentaires (0) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
1/06/2007 - Cérémonie des peintures de sable chez les Navajo

Ces peintures sont sacrées et font partie intégrantes de cérémonies. Elles ne sont réalisées que par un Medecine-Man, ou par ses apprentis, mais toujours sous sa responsabilité. S'il ne trace pas lui-même la structure de la peinture de sable, dans tous les cas il dirige l'opération dans ses moindres détails. Ses assistants ont ainsi la possibilité d'apprendre en pratique les différentes peintures associées à chaque cérémonie.

Elles sont réalisées avec des pierres de couleurs variées pulvérisées, de sable saupoudré et coloré avec des pigments naturels (ocre et craie) mais aussi farine de maïs, pollen, pétales de fleurs et charbon de bois, des racines de chêne de rocaille pilées avec du sable blanc pour donner un ton bleu clair.
Tous ces ingrédients ainsi qu'une grande pierre à moudre sont déposés sur un tapis avant la cérémonie, ils sont pilés très finement pour être utilisés ensuite ensuite comme colorants.
La gamme colorée traditionnelle des Navajo se compose de jaunes, rouges et brun provenant du grès, le blanc du gypse, le bleu de la turquoise ; le noir de l'ardoise et du charbon ; le beige clair des sables de rivière pour le fond des peintures.

Si une composition n'est pas rayonnante, on aura malgré tout une composition dont la trame reste ordonnée par la symétrie. Ainsi, la structure interne d'une peinture est toujours rattachée à la notion de centre dont dépend tout le dessin. Elle détermine toute l'harmonie et l'équilibre de la peinture et par conséquent son efficacité. En effet, l'un des premiers gestes du Medecine Man après avoir béni le sable qui sera utilisé dans la journée et avant d'entreprendre le dessin des éléments mythiques constituant la peinture, est de tracer le centre de celle-ci.
La technique de réalisation d'une peinture demande énormément de précision dans le geste. Un peu à la manière des moines tibétains qui réalisent des mandalas de sable, les hommes-médecine, quant à eux utilisent leur pouce et leur index recourbé entre lesquels ils laissent le sable fin et coloré s'écouler en une ligne bien nette et régulière. Les grains sont méticuleusement déposés sur un fond de sable de couleur terre préalablement étalé. Il s'agit d'une véritable mosaïque de sable !
Les peintures de sable navajos sont à la base une forme d'art éphémère, aucun fixatif n'est utilisé.

Il ne faut donc pas sous estimer leur aspect avant toute chose fonctionnel. Ces peintures sont des objets rituels qui possèdent plusieurs fonctions. A la fois thérapeutiques, religieuses, sociales, spirituelles et relationnelles, elles sont dans la conception navajo, le lien entre les hommes et les Etres sacrés, "L'endroit par lequel les Dieux viennent et vont", un point d'émergence et de contact entre le ciel et la terre.
Les Navajo les utilisent afin de guérir un malade grâce aux pouvoirs des Esprits.
La maladie est considérée comme le résultat d'un déséquilibre. Les cérémonies et les prières sont destinées à invoquer les pouvoirs des divinités pour aider l'esprit de la personne malade afin qu'elle retrouve l'équilibre harmonieux, l' "hozho". Ce terme navajo regroupe plusieurs notions telles que la beauté, la santé, l'harmonie, la paix, l'équilibre, l'art. L'harmonie et l'équilibre sont des éléments essentiels pour les Navajo. L' " hozho " témoigne du juste ordonnancement de la création, de l'ordre qui règne sur le monde. Cet ordre est inscrit dans la nature, avec le cycle des saisons, avec le printemps qui succèdent à l'hiver, le soleil qui se lève à l'est et se couche à l'ouest, la lumière puis la nuit. Toute chose vivante se rattache à cet ordre, à cet état d'équilibre.
Pour un Navajo, il est primordial de toujours conserver une certaine harmonie des choses, d'aider le monde à fonctionner et d'apprendre à se protéger des esprits maléfiques, leur concept religieux repose sur ces principales notions d'harmonie et de beauté du monde.
A travers les peintures de sable et leurs compositions toujours empreintes d'un sens profond de l'harmonie et de l'équilibre, cette notion d'hozho pénètre le patient et le guéri de son mal.
Tout au long de la cérémonie on récite la mémoire des Navajo et les peintures tracées sur le sable retracent les épisodes de cette histoire originelle.
Elles sont en quelque sorte l'intermédiaire entre les hommes et les Etres Sacrés, elles représentent dans un espace symbolique les Etres Saints et toute la mythologie navajo, jouant ainsi un rôle de médiateur.
On peut pour cette raison également les considérer comme un véritable support d'enseignement et de transmission du savoir religieux, sacré et mythologique de la culture navajo. A travers elles, le mythe continue à exister et est sans cesse renouvelé. A travers ces peintures les forces magiques des Etres sacrés pénètrent le patient.
Par ailleurs, ces peintures de sable sont réalisées dans un contexte rituel, elles entretiennent un lien social entre les hommes car elles rassemblent la tribu.
la religion navajo se révèle comme la toile de fond de la vie quotidienne, une " façon de vivre sacrée ", comme une recherche de l'harmonie, un effort pour établir un rapport entre l'homme et tous les éléments de la nature.
Le terme de " religion " semble donc inapproprié, il s'agit plus pour eux d'une façon de vivre. Par ailleurs, il n'y a semble t-il pas de mot dans le langage navajo que l'on pourrait traduire par "religion". Il s'agit d'un ensemble mythologique et symbolique.

|
|
Commentaires (0) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
31/05/2007 - Le chant de jubilation de Tsoai-Talee

J'ai trouvé ce poème dans mes NATIONS INDIENNES
Le chant de jubilation de Tsoai-Talee
Je suis une plume dans le ciel lumineux
Je suis le cheval bleu qui galope dans la plaine
Je suis le poisson qui virevolte et miroite dans l'eau
Je suis l'ombre qui suit l'enfant
Je suis la luminosité de l'après-midi, l'éclat des prairies
Je suis l'aigle qui joue avec le vent
Je suis un bouquet de perles étincelantes
Je suis la plus lointaine étoile
Je suis le grondement de la pluie
Je suis le scintillement sur la neige croûtée
Je suis la large traînée de la lune sur le lac
Je suis une flamme de quatre couleurs
Je suis un cerf qui s'éloigne au crépuscule
Je suis un champ de sumac et la pomme blanche
Je suis un vol d'oies dans le ciel d'hiver
Je suis la faim d'un jeune loup
Je suis totalement le rêve de ces choses.
Voyez-vous, je suis vivant, je suis vivant
Je suis en bons termes avec la terre
Je suis en bons termes avec les dieux
Je suis en bons termes avec tout ce qui est beau
Je suis en bons termes avec la fille de Tsen-Tainte
Voyez-vous, je suis vivant, je suis vivant .
N.Scott Momaday
Indien algonquien

|
|
Commentaires (1) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
31/05/2007 - Les constellations chez les peuples amérindiens
L’un des relevés les plus complexes jamais retrouvé de l’histoire des anciens peuples du nouveau continent est un atlas de constellations inscrit sur une peau qui nous provient des Pawnee dans les territoires du Kansas. Une légende raconte que cette carte céleste était utilisée pour recouvrir une roche météoritique sacrée. Ce planisphère contient plus d’une centaine d’astres ou nous pouvons facilement reconnaître quelques constellations modernes, tels que la petite et la grande ourse, Cassiopée, les Pléiades, Orion, la Couronne Boréale et même la Voie Lactée.

L’inscription d’événements célestes était des documents sacrés possédant de puissants pouvoirs. Tous ces événements ainsi que les différentes constellations reconnues par les anciens peuples amérindiens étaient associés à des légendes. Pour ces peuples, les étoiles représentaient les toutes premières respirations du Créateur. Par exemple, la constellation du Lakota ou la partie inférieure de la constellation d’Orion était associée à un puissant chef qui perdit l’un de ces bras. Rigel était la pointe de son index et Beta Eridani celle de son petit doigt. La fille de ce puissant chef aurait ensuite dit qu’elle mariera l’homme qui pourra retrouver le bras sectionné par les hommes du tonnerre. Un homme né d’une mère terrestre et d’un père céleste, figuré par une étoile filante se proposera pour relevé le défi. Il voyagera à travers les communautés célestes et terrestres afin d’y acquérir différents pouvoirs en cadeaux des esprits qu’il rencontrera. Il finit par rejoindre les hommes du tonnerre et leur saisit le bras perdu pour ensuite gagner la jeune fille.
L’idée derrière cette histoire est de faire surgir des questionnements dans l’esprit des amérindiens. Pourquoi les hommes du tonnerre perquisitionnèrent le bras du puissant chef ? Le conteur leur racontait ensuite que le comportement irraisonnable du chef est la raison pour laquelle les dieux sont intervenus et volèrent son bras. Mais pourquoi lui est-il permis de le retrouver ? C’est que l’harmonie entre les dieux et les humains doit être restaurée. Cette harmonie ne peut s’atteindre que par les générations futures. Ainsi, tout comme le bras du chef, les puissances régénératives de la nature ne peuvent être restaurées que par l’intervention de l’homme. En conséquence, lorsque la main du chef disparaît du ciel, cela annonce aux hommes qu’il est temps de fertiliser les champs de plantations.

|
|
Commentaires (0) :: Laisser un commentaire :: Lien permanent :: Envoyer cet article |
|
Infos persos
L'univers de la création et des couleurs... peinture, photos, mythes et légendes, ethnies, citations, artisanat, loisirs et divertissements
« Mai 2008 »
| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim | | | 1 | 2 | 3 | 4 |
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 |
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 |
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 |
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |
Logos & sonneries
Amis
• harmony • guigaii • boddaert • ninou • Alban22
Stats visiteurs: Depuis le 21/09/2006 : 34823 Visiteurs aujourd'hui: 11
|