Lors de sa campagne présidentielle B. Obama avait déclaré : « je promets de régler ce problème, j’en fait l’engagement solennel »
Aujourd’hui, il se déclare très fier que son gouvernement ait pris cette mesure.
Au cours de sa campagne il s’était rendu dans une série de réserves indiennes, comme le 18 mai 2008 dans la réserve du peuple Crow dans le Montana (Nord-Ouest des USA) Premier candidat dans l’histoire américaine à faire cette démarche, il avait été adopté au sein de la Nation Crow avec un surnom que l’on peut traduire par "Celui qui aide les gens partout dans le pays" Selon la tradition Crow, il avait été accompagné par ses parents d’adoption, Hartford et Mary Black Eagle ( Aigle Noir) jusqu’à un podium, au bruit des tambours et sous les vivats de la foule présente, pour être installé dans sa nouvelle famille, ses parents l’enlaçant chaleureusement.
Voici la traduction des paroles que prononça en retour B.Obama : « je veux d’abord remercier mes parents, les parents les plus gentils que l’on puisse imaginer. J’aime bien mon nouveau nom Barack Black Eagle, c’est un beau nom »
Ensuite il déclara aux 12000 Indiens Crow présents et au-delà à l’ensemble des nations indiennes qu’il reconnaissait la tragédie supportée par les indiens au cours des trois derniers siècles et qu’il s’engageait à respecter et faire respecter les traités signés par leurs ancêtres. De plus, il promit d’apporter un système de sécurité sociale et d’éducation à toutes les réserves des USA ; Pour le chef Darrin Old Coyote, cette visite restera pleine de signification « On nous a laissé tomber pendant tant d‘années et le fait qu’il vienne ici incite au respect et nous rend optimiste pour l’avenir »
Darrin Old Coyote a du vivre ce 8 décembre 2009 comme l’exaucement de ses vœux et le début d’une nouvelle ère pour les Indiens d’Amérique, après ces siècles d’épreuves et de déceptions.
Le 8 décembre 2009, un jour historique pour les Indiens d'Amérique
Le Président OBAMA, a annoncé mardi 8 décembre que le gouvernement fédéral paierait 3,4 milliards de dollars afin de trouver une solution définitive et positive au différend qui oppose depuis plus d'un siècle les Indiens d'Amérique du Nord aux Etats-Unis concernant la spoliation des terres des tribus et l'insuffisance du dédommagement offert aux premiers habitants du continent.
Le Président OBAMA a qualifié cet accord "un pas important vers une réconciliation sincère" entre le gouvernement fédéral et les Indiens , dont beaucoup considéraient l’action prolongée en justice comme une véritable tache pour la nation. Ce conflit était né d’une procédure datant de 1887, date à laquelle le Congrès américain divisa les terres des Indiens en parcelles de 20 à 80 hectares et les attribua directement aux familles indiennes, tout en vendant les terres restantes.
A l’époque ce dispositif qui visait à sédentariser les Indiens des grandes plaines et à les faire accepter un style de vie familiale occidentale échoua et la plupart des Indiens cédèrent leurs terres au Ministère de l’Intérieur à charge pour lui de les exploiter et de redistribuer le revenu aux indiens propriétaires.
Ainsi le gouvernement fédéral s’est vu confié la gestion de 30 millions d’hectares, gestion qui a fait l’objet de la part des leaders Indiens d’une action en justice depuis plusieurs années sur la base d’une mauvaise gestion et d’un insuffisance notoire de revenus redistribués (en 2009, 300 millions de dollars pour 400.000 Indiens concernés, soit un revenu moyen annuel de ….. 750 $)
Le règlement proposé par B Obama met fin à 13 ans de procès d’une complexité grandissante et au final inextricable compte tenu des évolutions des familles indiennes depuis le 19° siècle.
Les familles vont pouvoir désormais recevoir une juste rémunération et surtout une part importante des 3,4 MD$ sera utilisée pour regrouper les parcelles en rachetant les parts que souhaitent vendre certains héritiers Indiens et rendre ces terres regroupées et exploitables aux tribus indiennes. Une partie de l’argent sera également utilisée pour créer des bourses pour permettre aux jeunes indiens de poursuivre leurs études.
Souviens-toi du ciel sous lequel tu es né
Connais l'histoire de chaque étoile
Souviens-toi de la lune, sache qui elle est
Je l'ai rencontrée une fois dans un bar à Yowa City
Souviens-toi de la naissance du soleil à l'aube
C'est le moment le plus fort
Souviens-toi du crépuscule et de l'abandon de la nuit
Souviens-toi de ta naissance, comment ta mère a lutté
pour te donner forme et souffle
Tu es le témoignage de sa vie, de celle de sa mère
Et tu es elles toutes
Souviens-toi de ton père, il est aussi ta vie
Souviens-toi de la terre, de qui tu es la peau
Terre rouge, terre noire, terre jaune, terre blanche
Terre brune, nous sommes terre
Souviens-toi des plantes, des arbres, des animaux
Qui ont tous leurs tribus, leurs familles
Leurs histoires, eux aussi, parle-leur
Ecoute-les, ils sont des poèmes vivants
Souviens-toi du vent, souviens-toi de sa voix
Elle connaît l'origine de l'univers
Une fois, j'ai entendu son chant Kiowa
Pour la danse de la guerre à l'angle
De la Quatrième Rue et de la Rue Centrale
Souviens-toi que tu es tous les hommes
Et que tous les hommes sont toi
Souviens-toi que tu es cet univers
Et que cet univers est toi
Souviens-toi que tout est mouvement, tout grandit
Tout est toi
Souviens-toi que le langage vient de ceci
Souviens-toi du langage qu'est la danse, la vie
Souviens-toi
Le Génocide des Indiens d’Amérique par Mumia Abu-Jamal
Il s’agit d’un éditorial prononcé à la radio par Mumia Abu-Jamal
"Lorsque je pense à Thanksgiving, je ne ressent pas ce jour comme la fête par essence des Américains. Je ne rêve pas de dinde, de canneberge, de patates douces, je ne pense pas à un match de football, je ne vais jamais voir les matchs de football.
Je pense d’abord à ces gens que nous avons appelés les Indiens !
je pense à ces millions de gens qui ont vécu en Amérique et qui ont disparu, je pense aux quelques uns qui ont pu survivre et je me demande que peuvent-ils bien penser d’un jour comme celui-là...
Cette journée de la fraternité qui masque en fait ce qu’il nous faut bien appeler un génocide.
Il y a plusieurs années j’ai lu un texte particulièrement poignant qui était composé de remarques importantes provenant des premières tribus, qui ont accueillis il y a près de 400 ans les premiers arrivants comme des frères et qui ont été traitées par ces derniers avec traîtrise et cruauté.
Et maintenant que signifie le jour de Thanksgiving pour les indiens...
Merci pour nous avoir volé nos terres,
Merci pour avoir tué les nôtres en grand nombre,
Merci pour nous avoir enfermés dans des réserves,
Merci pour avoir aboli la plupart de nos traditions,
Merci pour avoir empoisonné notre terre,
Merci pour nous avoir laissé combattre dans les guerres impliquant les Etats-Unis,
Merci…..
La véritable tragédie, c’est que la majeure partie ne connaissent pas et ne veulent pas connaître l’histoire et les traditions des Indiens,
Aujourd’hui pourtant le nom des régions, des rivières, des lacs, des principaux sites vient des Indiens de cette époque ; mais on ne parle des indiens qu’au travers des films et les vrais indiens ont été oubliés.
Plutôt que de profiter de Thanksgiving pour réfléchir à ce passé on ne pense en ce jour qu’à de bon repas et à des divertissements.
Je fête le jour de Thanksgiving.
Cela peut surprendre les gens qui se demandent ce que les Indiens d’Amérique pensent de cette célébration officielle du début de l’invasion européenne qui entraîna la mort de 10 à 30 millions d’Indiens.
Thanksgiving n’a jamais été pour moi le souvenir des premiers migrants.
Quand j’avais 6 ans, ma mère, une femme de la Nation Dineh, m’apprit à moi et à ma sœur à chanter sur l’air de "Land of Pilgrim’s pride" (Pays de la fierté des Pères Pèlerins) les paroles de "America, the Beautiful" (Amérique, la belle). Notre peuple avait-t-elle dit a été sur cette terre beaucoup plus longtemps et en a pris beaucoup plus soin, aussi nous devions chanter "Land of Indian’s pride" (terre de la fierté indienne).
J’étais fière de chanter les nouvelles paroles à l’école, mais je les chantais à voix basse. A 6 ans, il me semblait avoir appris quelque chose d’important. Comme enfant d’une famille amérindienne, je faisais partie d’un groupe très réduit de survivants et j’avais appris que ma famille savait ce qui s’était réellement passé à l’époque quand ces personnes pauvres et fatiguées étaient arrivées sur nos terres.
Quand les Pèlerins sont parvenus à Plymouth Rock, ils étaient pauvres et affamés, la moitié d’entre eux moururent en quelques mois de maladie et de faim.
Quand Squanto, un Indien Wampanoag, les trouva, ils étaient dans un état pitoyable. Squanto parlait anglais, car il était allé en Europe, et il prit pitié d’eux. Leur culture anglaise n’avait rien donné. Les Indiens les nourrirent tout au long de l’hiver et leur apprirent comment cultiver leur nourriture.
Pour beaucoup d’entre nous, donner sans garder pour soi est une façon de gagner le respect des autres. Chez les Dakotas, le peuple de mon père, on a coutume de dire, lorsque quelqu’un demande quelque chose "Nous sommes des Dakota et nous sommes vivants" et l’on pense que l’on peut donner car il y a assez pour tous. Ce système de société est totalement opposé à celui dans lequel nous vivons aujourd’hui, fondé sur la vente et non le don.
Pour les Pères Pèlerins, les Wampanoags étaient des païens, des représentants du Diable. Ils considéraient Squanto non pas comme un égal mais comme un instrument de Dieu, de leur Dieu, pour les aider eux, le peuple choisi.
Depuis ce partage initial, la nourriture des Indiens d’Amérique s’est répandue partout dans le monde. Environ 70% de toutes les récoltes faites au monde étaient cultivées par les peuples amérindiens. Je me demande parfois ce que mangeaient les Européens avant qu’ils nous rencontrent, des spaghettis sans tomates ? De la viande sans pommes de terre ?
En retour, ces Européens en venant aux Etats-Unis qu’ont-ils donné ?
En moins de 20 ans, les maladies et les traîtrises des migrants ont décimé les Wampanoags.
Dans les histoires racontées par les Dakotas, une personne mauvaise garde toujours son cœur dans une place secrète, séparé de son corps. Le héros doit alors trouver cette place secrète et détruire ce cœur en vue de stopper le mal.
Pour moi l’histoire de Thanksgiving me fait penser à cette légende, le cœur des pèlerins mauvais ayant été caché. Ce cœur était rempli de haine, d’avidité, de sectarisme et d’autosatisfaction…
Nous savons le mal qu’il a causé pendant près de 4 siècles, des génocides, la dévastation de la nature, la pauvreté, le racisme, les guerres…..
Où est le héros qui va détruire ce cœur du mal ?
Je crois que ce héros doit être chacun d’entre nous. Lorsque je ferai mon action de grâce le dernier jeudi de novembre et que je cuisinerai la nourriture de mes ancêtres, je ne pourrai m’empêcher de penser à ce cœur méchant et à tous ceux de mon peuple qui ont subi le mal qu’il a causé.
Si nous parvenons à survivre en développant notre capacité à partager et à donner, peut-être que le mal et le bien qui s’étaient rencontrés lors du premier Thanksgiving sur la terre des Wampanoags pourront revenir à leur point de départ.
Alors la guérison pourra commencer.
Traduction du Texte de Jacqueline Keeler,
Membre de la Nation Dineh, Sioux Yankton Dakota
La première Action de grâce de Jean Leon Gerome Ferris (1863-1930)
Thanksgiving, action de grâce ou déchirure
L’Action de grâce (ou Thanksgiving en anglais) est une fête célébrée au Canada le deuxième lundi d’octobre et aux États-Unis le dernier jeudi de novembre.
Ce jour-là, on remercie Dieu par des prières et des réjouissances pour les bonheurs que l’on a pu recevoir pendant l’année.
S’agissant des Etats-Unis, l’origine de cette fête est pleine d’enseignement car elle aurait pu marquer l’union entre les peuples indigènes du Nouveau Monde et les migrants, car ce sont les indiens qui historiquement ont permis que soit tenue le premier Thanksgiving de l’histoire.
Malheureusement, après l’union initiale des peuples, des cultures et des races, la déchirure est arrivée avec le début de l’extermination des Indiens d’Amérique. Et si le 26 novembre prochain les Américains rendront grâce à Dieu, comme chaque année à la même époque, les descendants des Amérindiens, eux se rappelleront que cette date marque le début des guerres indiennes et la destruction de leur continent.
Voici comment cette occasion de communion entre les peuples a été gâchée.
En 1620, une centaine de pèlerins Puritains britanniques, pourchassés, fuirent vers la Hollande. En juillet, ils rejoignirent tout d’abord Southampton puis Plymouth où ils embarquèrent à bord du Mayflower le 6 septembre, à destination de l’Amérique. Après avoir accosté à Cap Cod en novembre puis exploré la région, les 102 colons installèrent leur colonie un peu plus au Nord et fondèrent la ville de Plymouth (Massachusetts) en décembre 1620.
En raison de leur peu de connaissances agricoles et d’un hiver particulièrement rigoureux, la moitié d’entre eux ne survécut pas.
En fait, les pèlerins n’auraient rien pu faire, et seraient sans doute tous morts si les Amérindiens ne les avaient pas aidés.
Squanto
La Providence prit le nom de Squanto (Tisquantum en Wampanoag), un Amérindien Wampanoag qui, à la surprise des pèlerins, parlait anglais pour avoir été capturé par des marins anglais en 1614. Ils l’avaient ramené en Angleterre où il avait vécu durant neuf ans. Au printemps suivant, Squanto leur offrit de la nourriture et leur apprit à pêcher, chasser et cultiver du maïs. Sans lui, et sans la tribu des Wampanoag à laquelle il appartenait, les pèlerins auraient sans doute tous péris, comme ce fut le cas de bien d’autres tentatives d’implantation de l’époque. Pour célébrer la première récolte à l’automne, le gouverneur William Bradford décréta trois jours de prière et de fête. Les colons invitèrent le chef des Wampanoag, Massasoit et 90 Indiens à partager leur repas, en guise de remerciement pour sceller une amitié durable. Des dindes sauvages et des pigeons furent servis à cette occasion.
Deux ans plus tard, la colonie célébrait à nouveau la fin des récoltes, mais rendant surtout grâce à Dieu. Cette fête devint très vite simplement religieuse, et toute référence aux Amérindiens fut rapidement oubliée. Tant que Massasoit, chef des Wampanoag, fut vivant, les relations entre les colons et les Amérindiens furent harmonieuses, ces derniers partageant avec les nouveaux arrivants leurs connaissances ancestrales. Cependant, à la mort de Massasoit, la situation se dégrada. En 1676, les pèlerins voulurent désarmer les Wampanoags. Ces derniers ne se laissant pas faire, les colons les poursuivirent et leur firent la guerre de façon atroce et barbare. Le roi Metacomet, successeur de Massasoit fut massacré (noyé puis écartelé), sa femme et ses enfants furent réduits en esclavage aux Antilles. Pendant 25 années, le crâne de Metacomet fut exposé sur une pique à l’entrée du village des pèlerins. Ce n’était que le début de l’un des plus grands génocides de l’humanité.
La coutume de l’Action de grâce se répandit de Plymouth à d'autres colonies et après la guerre d'indépendance, en 1789, le président George Washington proclama le 26 novembre jour de fête nationale. La même année, l’église épiscopale protestante annonça que le dernier jeudi du mois de novembre serait un jour de fête.
C’est seulement en 1863, que le président Lincoln déclara que le dernier jeudi du mois de novembre serait un jour de remerciements et d’éloges à Dieu pour l’ensemble des Etats-Unis.
Si, depuis l’époque des pèlerins évangéliques, l’Action de grâce est, pour les Américains, une manière de remercier Dieu de la qualité providentielle du Nouveau Monde et d’une bonne entente avec les populations indigènes, pour les Amérindiens, ce jour représente la destruction de leur continent et le point de départ des guerres indiennes. En 1676, le gouverneur de Charleston, au Massachusetts, profita même de ce jour pour célébrer une victoire sur les Amérindiens. C’est la raison pour laquelle, depuis les années 1970, des manifestations sont organisées en mémoire des indiens natifs.
Voici la déclaration que fit un descendant des Wampanoag, à Plymouth Rock (Massachusetts), en 1970 à l’occasion du 350° anniversaire de Thanksgiving et de l’arrivée des migrants puritains :
"Aujourd’hui est une journée de fête pour vous qui vous permet de vous souvenir des premiers jours des Blancs en Amérique ; mais ce n’est pas un jour de fête pour moi. C’est avec un cœur lourd que je regarde ce qui s’est passé pour mon Peuple. Quand les pèlerins sont arrivés, nous, les Wampanoags les avons accueillis à bras ouverts, ne sachant pas que c’était le début de la fin pour nous. Et avant que 50 années ne se soient écoulées, les Wampanoags disparurent en tant que tribu. Nous ne savions pas non plus que les autres Indiens qui vivraient à proximité des colons seraient tués par leurs fusils ou leurs maladies. Souvenons nous toujours que l’homme Indien est et était un être humain comme l’homme Blanc !
Bien que notre ancien mode de vie n’existe pratiquement plus, nous, les Wampanoags parcourons toujours les terres du Massachusetts. Ce qui est arrivé ne peut plus être changé. Mais aujourd’hui nous nous battons pour une Amérique meilleure où les êtres humains et la nature sont de nouveau importants".
Que voyez vous quand vous observez un cactus saguaro
Vous appréciez ses fruits, vous observez son sirop
Vous regardez ses épines
Vous vous émerveillez devant ses formes étranges
La plupart d'entre nous ressente la tradition de la tribu Papago
Il ne s’agit pas d’une technique sophistiquée
Ni d’une habilité particulière, mais de l’enthousiasme d’un enfant
Associé à une concentration permanente et dévouée
Qui me permet de donner vie à l’argile, progressivement
Je sais que mes mains travaillent plus lentement
Que mon désir de créer qui est intense
Surtout lors des matins froids du début du printemps
Lorsque l’argile et son esprit gardent le silence
Et que mes doigts sont engourdis et hésitants
Alors je ris comme un enfant en remarquant
De la terre collée sur mes mains
Refusant de se laisser séduire pendant un temps
Et m’obligeant à recommencer sans cesse le même chemin
Et puis je rêve à de nouvelles formes, de nouvelles histoires
Entre moi et cette terre, dont je suis la nourrice
Je deviens la femme de l’argile et de la boue, ce soir
Je me permets toutes les fantaisies créatrices
Il parle encore de la fois où il vint me voir
A l'occasion d'une visite dans l'ouest, avec en mémoire,
Les choses que l'on peut découvrir
Dans le Nouveau Mexique, dans les déserts que l'on peut parcourir
Aussi quand il arriva je lui demandai,
S'll voulait voir des ruines indiennes du passé
Ses yeux brillèrent car il pensait à ces cavernes sacrées,
Remplies d'objets anciens et protégés
Il était intéressé par ces pueblo merveilleux
Que l'on peut voir dans des livres sérieux
Et voulait être en communion avec les esprits
Qui hantent toujours ces endroits sans vie
Alors je l'emmenai dans ma voiture
Parcourus quelques rues, et en guise d'aventure
M'arrétai au bas d'un grand immeuble d'appartements
Et l'invitai à monter les étages jusqu'à une porte à deux battants!
Nous sonnâmes et nous fûmes invités à entrer
Alors je lui dis tu voulais voir des vestiges indiens du passé
Je te présente ma mère et ma grand-mère
Elles ont gardé le style de vie des pueblo d'hier
Il rit devant les deux femmes ébahies
Mais il comprit que la perpétuation de la vie
Est plus forte que des souvenirs mal conservés
Et il apprit plus ce jour là que lors de ses visites passées
Depuis, il raconte toujours sa visite du Nouveau Mexique,
Dans un appartement ne contenant aucune relique
Mais baigné de l'atmosphère des villages d'antan
Et protégé des attaques ennemies du temps